Zingueur

Le zingueur est un artisan expert dans la réalisation d'ouvrages en métaux (principalement zinc, mais aussi cuivre, aluminium, acier galvanisé ou inox) pour assurer l'étanchéité et l'évacuation des eaux sur les toitures et façades. Il façonne, découpe et pose ces…

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Présentation du métier

Définition

Le zingueur est un artisan expert dans la réalisation d'ouvrages en métaux (principalement zinc, mais aussi cuivre, aluminium, acier galvanisé ou inox) pour assurer l'étanchéité et l'évacuation des eaux sur les toitures et façades. Il façonne, découpe et pose ces éléments pour créer gouttières, chéneaux, noues, abergements et habillages, souvent en complément de la couverture générale.

Rôle principal

Il garantit l'imperméabilité parfaite aux points sensibles du bâtiment (raccords, cheminées, lucarnes, descentes pluviales), protège la structure contre les infiltrations et assure une évacuation efficace des eaux de pluie, tout en apportant une finition esthétique et durable.

Objectifs

Produire des installations conformes aux normes DTU (Documents Techniques Unifiés) et à la RE2020 (matériaux recyclables, performance énergétique), prévenir les pathologies liées à l'humidité, faciliter la gestion des eaux pluviales et intégrer des solutions modernes comme les systèmes d'étanchéité renforcée ou les raccords pour équipements solaires.

Missions et compétences

Missions principales

– Préparer les supports : mesurer, tracer et ajuster les supports sur toiture ou façade pour accueillir les éléments métalliques.
– Façonner les pièces : découper, plier, cintrer et souder les feuilles de zinc ou autres métaux avec précision (chalumeau, plieuse, cisaille).
– Poser les éléments : installer gouttières, chéneaux, descentes, noues, solins, abergements et rives en veillant à l'étanchéité.
– Réaliser les raccords complexes : traiter les points singuliers (cheminées, fenêtres de toit, joints de dilatation) par soudure ou agrafage.
– Effectuer réparations et entretiens : remplacer pièces défectueuses, redresser éléments, nettoyer et appliquer traitements anticorrosion.
– Contrôler l'étanchéité : tester visuellement et par épreuve d'eau les ouvrages posés.
– Gérer la sécurité : monter protections collectives, utiliser harnais et respecter consignes en hauteur.
– Nettoyer et valoriser déchets : trier métaux pour recyclage et laisser le chantier propre.

Travaux fréquents

Pose ou rénovation de zinguerie sur maisons individuelles, immeubles anciens, bâtiments publics ; création de descentes pluviales, abergements de cheminées ; interventions d'urgence après tempêtes. En 2026, forte augmentation des chantiers pour intégration de panneaux solaires et amélioration de l'étanchéité dans le cadre de la rénovation énergétique.

Compétences techniques

– Maîtrise du travail du zinc et autres métaux (soudure, pliage, ajustement millimétrique).
– Connaissances approfondies des DTU zinguerie et normes d'étanchéité.
– Précision manuelle et sens esthétique pour finitions soignées.
– Aptitude au travail en hauteur avec sang-froid et équilibre.
– Utilisation d'outils spécifiques (plieuse manuelle, chalumeau, poste à souder).

Zingueur

Formation et accès au métier

Diplômes

Le CAP Couvreur est la base recommandée ; une spécialisation zinguerie (CS ou MC) est quasi indispensable pour exercer pleinement.

Formations

– CAP Couvreur : 2 ans après la 3e, en apprentissage, pour acquérir les fondements de la couverture et une initiation à la zinguerie.
– Certificat de Spécialisation (CS) Zingueur (ex-Mention Complémentaire) : 1 an après CAP, pour expertise dédiée au zinc et métaux.
– BP Couvreur : 2 ans après CAP, pour polyvalence couverture-zinguerie et gestion de chantiers.
– Bac Pro Interventions sur le patrimoine bâti option couverture-zinguerie : 3 ans après 3e ou 2 ans après CAP, pour techniques traditionnelles et restauration.
Ces formations se déroulent majoritairement en alternance pour une immersion terrain.

Certifications

– CACES nacelles et engins de levage.
– Habilitations travaux en hauteur et sécurité.
– RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) pour interventions sur isolation et rénovation énergétique.
– Qualibat couverture-zinguerie pour reconnaissance qualité.

Statuts professionnels

Salarié Indépendant / Auto-entrepreneur Chef d'entreprise Sous-traitant

Rémunération et évolutions

Débutant

1 800 € à 2 000 € brut par mois

Confirmé

2 300 € à 3 200 € brut par mois

Indépendant

30 000 € et 55 000 € net par an

Facteurs de rémunération

– Régions urbaines denses ou zones touristiques avec patrimoine ancien pour tarifs plus élevés.
– Expertise en monuments historiques ou zinguerie ornementale qui valorise fortement les interventions.
– Volume d'urgences (fuites, tempêtes) générant des marges supérieures.
– Polyvalence avec couverture ou photovoltaïque augmentant les opportunités.

Spécialisations

– Zingueur-ferblantier pour ouvrages fins et ornementaux.
– Expert en métaux précieux (cuivre, plomb).
– Spécialiste raccords photovoltaïques.
– Restauration patrimoine (zinc ancien, techniques traditionnelles).

Évolutions de carrière

Évolution vers l’encadrement
Après plusieurs années : chef d'équipe puis chef de chantier, avec coordination et devis.

Création ou reprise d’entreprise
Très courant après 5-8 ans ; aides CMA et exonérations pour lancement.

Métiers connexes

– Couvreur polyvalent.
– Plombier-zingueur.
– Étancheur.
– Installateur photovoltaïque toiture.

Questions fréquentes

Pourquoi le zinc reste-t-il le matériau préféré pour la zinguerie en France ?

Il est malléable, durable (plus de 100 ans), recyclable à 100 % et s'adapte parfaitement aux formes complexes.

Comment un zingueur travaille-t-il le métal sur chantier ?

Il utilise une plieuse portable, chalumeau pour souder et outils manuels pour ajustements précis, souvent en position inconfortable.

Le zingueur intervient-il uniquement sur les toits plats ?

Non, il travaille sur tous types de pentes, y compris toitures inclinées, pour réaliser noues, rives et abergements.

Quelle est la différence entre zingueur et étancheur ?

Le zingueur se concentre sur les métaux pour évacuation et raccords ; l'étancheur traite les membranes bitumineuses ou synthétiques sur toits plats.

Faut-il une habilitation spécifique pour souder le zinc ?

Oui, une qualification de soudage (ex. ISO 9606) est souvent requise pour garantir la qualité et la sécurité.

Comment le zingueur gère-t-il les dilatations thermiques des métaux ?

Il prévoit des joints de dilatation et utilise des fixations souples pour éviter déformations ou fissures avec les variations de température.

Le métier permet-il de voyager beaucoup ?

Oui, pour les chantiers patrimoniaux (châteaux, églises) ou en zones touristiques, avec déplacements régionaux voire nationaux.

Pourquoi les chantiers de zinguerie sont-ils plus longs en hiver ?

Le froid rend le zinc moins malléable et augmente les risques de condensation ; les artisans préfèrent reporter ou protéger le chantier.

Le zingueur peut-il contribuer à la biodiversité urbaine ?

Oui, en installant des gouttières filtrantes ou systèmes de récupération d'eau pluviale pour jardins suspendus ou usages domestiques.